Deux succès (à Beauvais, 2-1, et contre le Paris FC, 1-0) en deux journées. L'Aviron Bayonnaisavait surpris tout le monde. Même son président, Manu Marin, qui déclarait mardi dernier dans les colonnes de France Football : « Quand j'ai entendu le présentateur à la télé dire que Bayonne était en tête du National, ça m'a bien fait marrer ! ». Mais depuis ce week-end, on ne se « marre » plus du côté du promu basque. L'Aviron n'est plus leader. Les Bayonnais pensaient réaliser une bonne opération en tenant le point du nul sur les terres sétoises... jusqu'à la 90e minute. Le bourreau des Basques se nomme Pierre Goaziou (1-0). Fin de série pour l'Aviron. Mais le club basque ne semble pas avoir fini de surprendre.
Le cauchemar de Libourne Saint-Seurin s'est poursuivi ce week-end à Istres (0-3). Après leur revers d'entrée à Cannes (1-2) et le nul face au promu Cassis-Carnoux (1-1), les relégués libournais ont subi les foudres d'Istres (photo Presse-Sports). Les hommes de Stéphane Ziani occupent désormais la dix-huitième place, synonyme de descente en CFA. Il y a déjà urgence en Gironde. A Istres, les pensées sont plutôt tournées vers la Ligue 2. Cette nette victoire - grâce notamment à un doublé de Simon Feindouno, le frère de Pascal, le Stéphanois - permet aux Istréens de marquer le coup. Toujours invaincu (deux succès, un nul), Istres, relégué en 2007, sera un sérieux prétendant à la montée. Mais, les Istréens ne sont pas les seuls.
Si les relégués niortais (16e, deux nuls et une défaite) et libournais (18e) ne sont pas à la fête en ce début de saison, le troisième ex-pensionnaire de la Ligue 2, le FC Gueugnon poursuit sa route et s'est installé, en compagnie d'Istres, au sommet du National à l'issue de la 3e journée. Les Forgerons ont évité - in extremis - le piège du promu Croix-de-Savoie (1-0, but de Taulemesse à la 87e). Avec deux succès et un nul, les Bourguignons restent invaincus. Mais ils ne sont pas seuls à avoir réaliser cette prouesse : Istres (deux victoires, un nul), Calais (une victoire, deux nuls), Cannes (une victoire, deux nuls) et le promu Pacy-sur-Eure (une victoire, deux nuls). Le dernier de la bande des invaincus se nomme Cassis-Carnoux (une victoire, deux nuls). Belle satisfaction pour le club des Bouches-du-Rhône, qui découvre pour la première fois de son histoire le troisième échelon hexagonal.
Toujours placé (5e en 2008, 4e en 2007), le Stade Lavallois ne vise qu'une des trois premières places, synonymes de montée en Ligue 2. Les Tangos y parviendront-ils enfin en mai prochain ? La saison dernière, les Mayennais avaient attendu la 6e journée pour décrocher leur première victoire. Cette fois, l'attente fut moins longue. Surpris lors de la 1ère journée par le Paris FC (0-1), les hommes de Philippe Hinschberger ont glané, samedi en Arles (1-0), un deuxième succès consécutif après leur victoire contre Sète (2-1) le week-end dernier. Et voilà, Laval (déjà) dans le peloton de tête. Un bon signe ?
Décidément les années se suivent, mais ne se ressemblent pas en National. La saison dernière après trois journées, l'Entente Sannois Saint-Gratien était la seule formation à avoir réalisé le sans-faute (trois victoires en trois rencontres) et caracolait en tête du Championnat. Aujourd'hui, les Franciliens occupent, en compagnie de Croix-de-Savoie, une triste dix-neuvième et dernière place. Le bilan de ces deux formations est catastrophique : aucun point inscrit, aucun but marqué. Zéro pointé.