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Rennes pacy dans la presse local

Un moral d'acier

Menés 2-0 après un peu plus d'une heure de jeu, Oussoumane Fofana (ici devant le Rennais Nirlo) et Pacy n'ont pas sombré. Leur retour à 2-2 dans les dix dernières minutes en dit au contraire assez long sur leurs ressources morales et la confiance qui les habite actuellement (photo PQR/Ouest France/Ludo Le Ridou)
Ils ne se quittent plus. Au coude-à-coude depuis plusieurs semaines, Pacy et Dunkerque n'arrivent décidément pas à se séparer. Les deux équipes multiplient les résultats similaires au fil des journées de championnat. Hier, elles ont même rendu une copie en tous points identique. Même score final, même scénario. A Valenciennes comme à Rennes, les deux leaders ont d'abord été menés au score 2-0 avant d'accrocher le match nul. Résultat, rien de neuf au classement. Sauf que ramener un nul de chez une équipe rennaise quatrième et qui alignait onze pros dont Didot, Pouplin, Cheyrou et Marveaux, n'a pas tout à fait la même signification que de le faire chez une équipe valenciennoise d'ores et déjà condamnée au CFA 2. « Sur ce week-end, tout le monde voyait Dunkerque gagner et nous perdre, confirmait Jean-Charles Denoyers. La logique aurait voulu qu'on ait trois points de retard ce soir (NDLR : hier). Or, on reste à leur hauteur. J'espère que, mentalement, cela atteindra un peu les Dunkerquois. » Les Pacéens, eux, respirent la confiance. Témoin une entame de matches sans complexes.
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Dès la 2e minute, Aguini combinait avec Gueye et expédiait une frappe du gauche sur le poteau droit de Pouplin. Le ton était donné. Et si c'étaient bel et bien les Rennais qui monopolisaient la balle, ce sont les Eurois qui se montraient les plus dangereux. Sur un débordement de Gomis dont le centre en retrait était repris par Fofana mais détourné par Pouplin au prix d'un réflexe extraordinaire, le PVEF aurait même dû prendre l'avantage (36e). Côté rennais, pas grand chose si ce n'est une reprise d'Esteban sur la transversale après un bon débordement de Kembo-Ekoko (45e). Un premier avertissement qui allait avoir des suites bien plus fâcheuses dès le retour des vestiaires. En l'espace de dix minutes, les Eurois concédaient en effet deux buts. Le premier d'Esteban qui s'y reprenait à deux fois pour ouvrir la marque (1-0, 52e), le second de Kembo-Ekoko qui profitait de l'excellent décalage de Marveaux pour trouver le petit filet des cages pacéennes (2-0, 55e). Dur.
Encore un exploit d'Aguini
« On s'était dit qu'il ne fallait surtout pas prendre de but pendant le premier quart d'heure et on en prend deux », soufflait après coup Richard Akiana.
Mais le navire pacéen n'a pas sombré. « A 2-0, ils ont levé le pied et voulu gérer, analyse Laurent Hatton. Ils ont perdu le rythme qui était le leur et n'ont jamais pu le retrouver. »
Le PVEF, lui, n'a rien lâché. Vidon de la tête croyait même avoir réduit la marque avant que l'arbitre ne refuse le but pour des frictions dans la surface (66e). « Ce but d'Eddie a servi de déclic, expliquait Akiana. On a vu qu'on pouvait le faire ». Et ils l'ont fait ! Et plutôt deux fois qu'une. Akiana, tout juste entré en jeu, profitait d'abord d'un cafouillage dans la surface pour marquer un but de vieux roublard (2-1, 81e) puis Aguini réalisait le même genre d'exploit que la semaine passée face à Rouen en échappant à trois Rennais avant de s'appuyer sur Akiana et de décocher une merveille de frappe du gauche (2-2, 83e). Exceptionnel et mérité. « On a presque des regrets, pestait toutefois Akiana. On a encore eu une ou deux occasions en fin de match pour faire la différence. » Sur Rennes d'abord, sur Dunkerque ensuite. Rageant.
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