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Let's go PACY

De quoi tenir la distance

Emmené notamment par un excellent Zakaria Gueye, véritable révélation à ce niveau, Pacy a désormais nettement distancé le FCR de Prieur et de Vignaud. Et en plus d'individualités saillantes, l'équipe de Laurent Hatton est également dotée d'un collectif béton (photo Stéphanie Jaume)
Ils n'en finissent plus de gagner. Et de rêver. La victoire samedi lors du derby contre Rouen (2-1) est celle de tous les espoirs pour les Pacéens. La confirmation aussi que l'équipe entraînée par Laurent Hatton a les épaules assez solides pour forcer son destin et jouer la montée jusqu'au bout. Tant dans sa manière d'aborder la rencontre que dans la construction de ce quatrième succès de rang, le PVEF a impressionné. Il n'a jamais semblé aussi près de retrouver le National.
Irresistibles
Onze petits points sur les soixante-quatre mis en jeu. C'est tout ce que Pacy a laissé échapper depuis le 17 novembre dernier et sa défaite 1-0 contre Rouen à Diochon. Sur les seize matches disputés depuis, les protégés du duo Hatton-Vallée présentent en effet un bilan exceptionnel de onze victoires, quatre résultats nuls et... une défaite. Un seul et unique revers concédé à Dunkerque (1-0) dans des conditions pour le moins discutables.
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Sans cette défaite imméritée, le PVEF serait donc invaincu depuis cinq mois ! Toutes proportions gardées, même le grand Olympique Lyonnais n'a pas fait aussi bien cette année en Ligue 1 !
Presents le jour J
La pression, les Pacéens ne connaissent pas. « Contrairement à nos adversaires pour qui la montée est vitale, nous, si nous ne montons pas, nous ne mettrons pas la clé sous la porte, explique Laurent Hatton. On joue libéré. » Et cela marche ! Notamment à domicile où le PVEF réalise un sans faute depuis janvier (8 matches, 8 victoires). Mieux, depuis la trêve, Pacy n'a pas manqué un seul de ses grands rendez-vous. Même à Dunkerque où l'équipe euroise ne s'est inclinée que sur un penalty inexistant. Pour le reste, les Pacéens ont toujours connu la victoire lors des matches à enjeux. Se délectant même à jouer les coupeurs de têtes. En allant s'imposer à Quevilly (0-1) qui restait sur cinq victoires consécutives d'abord, en infligeant leur deuxième défaite de la saison aux Compiègnois (1-0) ensuite puis enfin en étant la deuxième équipe seulement à s'imposer à Vitré (1-2), le PVEF les a éliminés de la course au National.
Comme Rouen samedi.
En confiance
Ils ne doutent plus de rien. Surtout pas d'eux et de leur jeu. Compte tenu de leurs résultats et de leur leadership au classement, les Pacéens abordent la dernière ligne droite en pleine confiance. A l'image de leur président. « Il serait prétentieux de dire que je m'attendais à ce qu'on soit là mais je ne suis pas surpris non plus, clamait Emmanuel Villette dès vendredi dernier. Je suis même confiant après les dix ou douze très bons derniers matches ». Sur le terrain non plus, les joueurs ne doutent pas. Y compris quand ils sont menés. Tant à Vitré que face à Rouen, les Eurois ont retourné la situation après avoir été menés 1-0. « Même si on prend un but, on reste calme. On ne panique jamais, confirme Hatton. On sait que si on continue à produire du jeu, on aura quoi qu'il arrive des opportunités pour revenir à la marque ».
Un groupe soude
Sur le papier, Pacy n'a sans doute pas le meilleur effectif du groupe. Sur la pelouse par contre, les Eurois ne sont pas loin d'être la formation la plus convaincante. Celle au jeu le plus léché.
A l'image de l'action magnifique entre Gomis, Aguini et Fofana qui a permis au PVEF d'égaliser samedi. La grande force de Pacy cette année, c'est la fluidité de son jeu. « Ce qui fait notre réussite, c'est le liant qu'il y a entre les lignes » confirme Hatton. Cette qualité de jeu, le PVEF la doit aussi à la complicité de ses joueurs. « Le groupe vit bien. On est resté uni en fin d'année alors que cela aurait pu exploser, nous confiait récemment Sofiane Bezzou. On tire tous dans le même sens ». A l'image de joueurs offensifs qui, depuis janvier, effectuent plus d'efforts de replacement. « Tout le monde adhère au discours du coach, confirme Aguini. C'est pour ça qu'on est là. »
Des individualites decisives
A ce niveau, les matches tiennent souvent à bien peu de choses. A une inspiration. Un geste. La chance de Pacy est de posséder ces oiseaux rares capables de faire basculer une rencontre. « On sait qu'on a des garçons capables de faire la différence à n'importe quel moment » confirme Hatton. La preuve samedi avec deux éclairs signés Aguini et, au final, deux buts pacéens. Parfois fantasque et nonchalant, le milieu de terrain offensif sait aussi se montrer génial et décisif. Comme son compère Zakaria Gueye. D'une facilité technique déconcertante, la révélation de ce championnat est aussi le meilleur buteur de Pacy, à égalité avec Fofana (7 réalisations).
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