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Jawad by PN

« Etre ambitieux avec Pacy »

Après une année passée aux Emirats arabes unis, Jawad El Hajri est de retour à Pacy-sur-Eure.
Il nous livre ses impressions.

Insaisissable Jawad El Hajri. Sur le terrain comme en dehors. Il avait prévenu dès le matin. Parler, il n'aime pas vraiment ça. Pas évident dans ces conditions de l'attirer autour de la table. Moins évident encore de le faire se confier. Face à la presse comme face aux défenses, le nouvel avant-centre pacéen cultive l'art de l'esquive. Une fois assis, le Bergeracois de 28 ans se laisse pourtant prendre au jeu. Evoquant à la fois ses frustrations brestoises, ses découvertes aux Emirats et ses espoirs pacéens. Morceaux choisis.
Vous retrouver à Pacy est une petite surprise. Dans quelles conditions s'est fait votre retour ?
Jawad El Hajri : «Pour être franc, à mon retour des Emirats arabes unis, je tablais plutôt sur un club de L2 car je pense avoir fait le tour en National. Or, je me suis vite aperçu qu'il est dur d'avoir la confiance des staffs techniques quand on rentre du Golfe. Les clubs sont très craintifs par rapport à votre niveau physique. A partir de là, j'ai commencé à regarder en National. »
C'est à ce moment-là que la piste pacéenne est devenue une évidence ?
«Non. J'avoue que je l'avais même occultée et puis, petit à petit, avec le recul, c'est celle qui s'imposait d'elle-même. J'avais des contacts avec 5 ou 6 autres clubs mais, à partir du moment où j'ai réalisé que je pouvais revenir à Pacy, je n'ai pas hésité. Je sais que c'est la meilleure solution pour moi. »
Qu'est ce qui vous a convaincu ?
«L'entraîneur déjà. Sans Laurent Hatton, je jouerais peut-être encore en 3e division de district. C'est lui qui est venu me chercher alors que j'évoluais avec la réserve de l'EAC. D'ailleurs, je ne sais pas trop ce qu'il faisait là pour un match d'un niveau aussi faible. Il devait sans doute s'ennuyer !  (hihihi)

 C'est vraiment lui qui m'a permis de faire carrière. Il n'a donc pas eu besoin de grands discours pour me convaincre. Laurent, c'est un peu mon mentor. »
Avec quels objectifs revenez-vous à Pacy ?

Faire le mieux possible. Je vais me donner à 100% et on verra ce que ça donne. »
Le but est-il d'attirer les regards pour rebondir en L2 ?
« Et pourquoi ne pas être ambitieux avec Pacy ? Le plus important pour un joueur, c'est d'avoir la confiance d'un entraîneur. Or, quand on a trouvé cet entraîneur, pourquoi ne pas rester et progresser ensemble ?»
Ce besoin de confiance résulte-t-il de votre expérience mitigée à Brest ?
« C'est vrai que je suis arrivé là-bas après deux bonnes saisons à Boulogne-sur-Mer, dans un club sain. Brest, à l'inverse, était déchiré par les luttes d'influences. Thierry Goudet, le coach, avait la pression au niveau des résultats et, du coup, je n'ai pas eu ma chance. Quand Janin, son remplaçant, m'a dit qu'il ne comptait pas sur moi, je me suis dit qu'il était temps de partir. »
Et pourquoi les Emirats ?
«J'ai vu les pistes se refermer une à une en France alors l'étranger est devenu une possibilité. Et, soyons francs, financièrement, les Emirats permettent de se mettre un peu à l'abri.»
Comment s'est passée votre année là-bas ?
«Lors de la première partie de saison, j'ai marqué 18 fois en 14 matches et puis j'ai eu une lésion musculaire. Les staffs médicaux n'étant pas aussi bons là-bas qu'en Europe, je n'ai pu rejouer que six matches en fin de saison. Frustrant. »
Qu'est ce qui vous a décidé à rentrer ?
«Les situations contractuelles ne sont pas toujours très nettes et, comme ma femme attend un heureux événement, j'ai décidé de revenir. D'autant que la pression est énorme là-bas car, quand il te recrute, ils ont l'impression de recruter Ronaldinho ! (rires). »
Quelles sont vos premières impressions sur cette équipe de Pacy ?
« J'ai trouvé un groupe jeune et qui a envie de vivre ensemble. Cela sera, je pense, une force dans les moments difficiles. En ce qui me concerne, j'arrive en n'ayant vraiment pas l'impression d'être nouveau. C'est peut-être un tort mais je me sens comme chez moi. »

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